calouet

Pyrus communis L.

Poirier



Synonymes

Caloet
de prêtre
de prestre
Caillouat de Varennes
Caillolet rosat musqué
Caillot rosat d'hiver
de Malthe
Caillot d'hiver
Caloët
Carmélite

Description de l'arbre

Bois assez fort.
Rameaux nombreux, érigés ou légèrement étalés, gros, de longueur moyenne, bien coudés, brun-roux clair et jaunâtre, ayant les lenticelles arrondies, très apparentes, peu rapprochées, et les coussinets ressortis.
Yeux volumineux, coniques, pointus, renflés à leur milieu, plus ou moins écartés du bois.
Feuilles grandes, abondantes, ovales arrondies ou ovales allongées, planes ou relevées en gouttière, légèrement acuminées, à bords régulièrement dentés, à pétiole un peu court, épais, rigide et parfois stipulé.
Fertilité satisfaisante.
Tout sujet lui convient ; l'écusson croît vite ; les pyramides sont fortes et touffues dès leur deuxième année.

Description du fruit

Grosseur au dessous de la moyenne.
Forme sphérique, mais quelquefois un peu allongée et rétrécie dans sa partie supérieure.
Pédoncule court, bien nourri, légèrement renflé à l'attache, rarement arqué, oblique ou vertical, inséré dans une faible cavité.
Oeil grand, très ouvert, régulier, presque saillant.
Peau rugueuse, assez épaisse, brun roux clair, toute parsemée de gros points blanchâtres sur le côté exposé au soleil, mais gris cendré sur l'autre face.
Chair blanche, mi-fine, cassante, pierreuse au centre.

Goût

Eau rarement abondante, sucrée, acidule, plus ou moins musquée.
De deuxième qualité, et souvent troisième quand la chair est par trop dépourvue d'eau ; mais première qualité comme fruit à compote.

Origine de la variété (obtenteur, origine géographique pour les variétés locales...)

Le Lectier, d'Orléans, est le premier pomologue qui parle de cette poire, connue d'abord, et pendant longtemps, sous les noms de Caillouat, Caillolet, Caillot d'hiver, venus de sa ressemblance avec les diverses poires de Caillot mûrissant en été. Le Lectier la cultivait dès 1600, et ce fut dans son Catalogue de 1628 qu'il la mentionna, et que même il en indiqua l'origine:

"Est en maturité - dit-il - ès mois de Janvier et Febvrier, la poire Caillolet rozat et musqué, ou Caillouat de Varennes, près Langres" (page 19)


Des bords de la Marne elle se répandit rapidement dans l'Orléanais et l'Ile-de-France, où jusqu'en 1650 environ elle porta seulement les deux noms ci-dessus. Celui qu'aujourd'hui chacun lui donne et qu'elle dût, sans doute, à la couleur brune de sa peau, rappelant assez bien la nuance sombre des vêtements ecclésiastiques, remonte au plus à 1660, car avant dom Claude Saint-Etienne personne n'avait encore cité la poire de Prêtre. Dans la seconde édition du recueil pomologique de cet auteur, publiée en 1670 et la seule que je [Leroy] possède, je rencontre en effet, outre ce nouveau surnom, la description suivante, s'appliquant parfaitement au fruit qui nous occupe :

"Poire de prestre est ronde, grosse comme Portail, de minime brun marqueté de gris, et vient toute rousse marquetée de gris blanc ; a la queuë grosse et fort courte. Tres-bonne ; se mange fin decembre et enjanvier." (Nouvelle instruction pour connaitre les bons fruits, édition de 1670, p. 73).


Merlet, en 1675, décrivit à son tour, dans son Abrégé des bons fruits (pages 101 et 102), cette même variété, et lui appliqua trois dénominations : "Caillo rozat d'Hiver, ou Poire de Prêtre, ou de Malthe," dernier surnom alors commun, pour analogie de forme, à certaines espèces plus précoces, maintenant disparues de la culture. Mais en 1768 ces différents surnoms étaient oubliés, comme on le voit dans le Traité des arbres fruitiers imprimé à cette date par le savant académicien Duhamel, qui n'y fait suivre d'aucun synonyme le nom de la poire de Prêtre.

Complément d'informations

M. Decaisne, professeur de culture au Muséum d'Histoire naturelle, a réuni, en 1858, dans le tome Ier de sa remarquable Pomologie, la poire de Prêtre à la variété nom moins ancienne appelée Carmélite. Pour nous, en voyant depuis deux siècles nos écrivains horticoles regarder ces variétés comme non identiques, nous acceptons leur opinion. Elle nous semble même d'autant mieux fondée, que la poire Carmélite, figurée par Mayer en 1801 (n° 138, planche CII du tome III de la Pomona franconica), est à long et mince pédoncule, à peau jaune grisâtre, ponctuée, striée de fauve, et largement nuancée de rouge sombre sur le côté de l'insolation ; tous caractères fort opposés à ceux qui distinguent le faciès de la poire de Prêtre.


== Crédit description pomologiquee : André Leroy, Dictionnaire de pomologique, variété décrite sous l'appellation principale de Poire de Prêtre ==

Periode de fructification : Janvier - Février - Mars -

Bibliographie

- Le patrimoine fruitier de Suisse Romande, Bernard Vauthier. Rétropomme.
- André Leroy, dictionnaire de pomologie.


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